Le volet forêt de l'acte III de la loi Montagne

Le volet forêt de l'acte III de la loi MontagneAdoptée en 1985 et actualisée en 2016, la loi « Montagne » a permis d'importants progrès, mais doit désormais aller plus loin. Le droit à la différenciation de la montagne doit être mieux appliqué dans les politiques publiques, alors que le changement climatique transforme les modes de vie. L'Association nationale des élus de la montagne (ANEM) s'est saisie du sujet et a auditionné cet été notre Fédération.

Lors de son congrès aux Angles, en octobre, elle a présenté le compte-rendu de ses travaux. 3 points principaux ressortent :

  • le droit à la différentiation ;
  • la demande d'un référent montagne interministériel au sein du gouvernement ;
  • la sanctuarisation des crédits dédiés à la montagne aux 6000 communes concernées.

La montagne, moteur d'auto-développement, doit conserver la richesse créée sur ses territoires. La forêt y joue un rôle clé : stockage du carbone, patrimoine, emploi, diversification économique, mais elle reste fragile face au climat.

Michel CASTAN, vice-président de Communes forestières France, a plaidé pour le soutien aux petites unités de transformation du bois tout en rappelant l'importance des marques de certification, tandis que Jean-Pierre VIGIER, président de l'ANEM, a appelé à structurer la filière bois et annoncé qu'un volet forêt figurerait dans l'acte III de la loi Montagne.