Construction bois et sécurité incendie : un cadre réglementaire en débat
Selon eux, les réglementations actuelles pour les bâtiments de types ERP (Etablissements recevant du public), BUP (Bâtiments à usage professionnel) et IGH (Immeuble de grande hauteur) ne conviennent plus aux méthodes de construction qui inclut du bois.
Au même moment, la construction bois est en plein essor, la filière s'organise pour répondre à la demande, et les entreprises investissent pour valoriser au mieux le bois.
Suite au dépôt de cette doctrine, le ministère de l'Intérieur a présenté en avril 2023, un projet de modification de l'arrêté du 25 juin 1980 qui approuve les dispositions générales du règlement de sécurité visant à prévenir les risques d'incendie dans les établissements recevant du public.
Dans le même temps, la filière s'organise : chercheurs, experts et ingénieurs de la construction bois ont formé un comité afin d'étudier les mesures proposées, préparer un argumentaire technique et apporter des solutions qui permettraient de pouvoir continuer de construire en bois tout en assurant la sécurité des gens qui utilisent ces bâtiments.
Parmi les enjeux relevés, dans le projet d'arrêté, par le groupe d'expert de la filière bois, il y a entre autres, la nécessité d'encapsuler une partie du bois. Non seulement le bois ne serait plus visible mais il y aurait un surcout dut à l'encapsulage du bois. De plus, l'impact carbone du projet serait impacté. Enfin, plus les bâtiments sont hauts, plus les contraintes de sécurité incendie s'intensifient.
Autre enjeu : en matière de sécurité incendie et de construction bois, différentes doctrines départementales de sapeurs-pompiers existent. Certaines sont plus souples que d'autres. Si toutefois la doctrine des sapeurs-pompiers de Paris devenait la référence, il serait alors plus compliqué de construire en bois et cela sur tout le territoire français.
Le comité d'experts de la filière bois continue son travail ; il prépare les positions et remarques pour transmission au Conseil supérieur de la construction et de l'efficacité énergétique (CSCEE) en vue de la consultation officielle sur le projet de modification de l'arrêté du 25 juin 1980.




