Au coeur des cabinets ministériels pour défendre les Communes forestières
La Fédération s'émeut des incendies qui dévastent à nouveau des milliers d'hectares de forêt. Elle salue l'engagement des maires, des sapeurs-pompiers, des agents de l'ONF ainsi que de l'ensemble des acteurs mobilisés sur le terrain.Au vu de la situation, je convoque un conseil d'administration exceptionnel afin d'affirmer notre position et nos propositions d'actions pour lutter contre le changement climatique et ses conséquences désastreuses pour nos forêts. J'insiste sur la nécessité de donner enfin à la forêt la place stratégique qu'elle mérite face à ce défi.
Ces derniers mois ont d'ailleurs été marqués par une intense activité auprès des pouvoirs publics guidée par un même objectif : garantir aux collectivités forestières un cadre stable, juridiquement sécurisé et financièrement soutenable, afin d'assurer la gestion durable des forêts publiques.
Deux sujets majeurs ont ainsi été au centre de nos discussions : la cellule d'anticipation et le contrat État-ONF.
Alors que la loi prévoit l'élaboration du contrat État-ONF, aucun document n'a, à ce jour, été officiellement engagé. Dès le mois d'avril, notre Fédération a obtenu une première réunion de travail avec l'État. Dès lors, les conditions du dialogue n'ont cessé de se dégrader, empêchant la Fédération de formuler des propositions. Face à cette situation, notre conseil d'administration a validé une stratégie offensive : nous avons multiplié les démarches afin d'obtenir des réponses et de défendre les intérêts des collectivités forestières.
Cette mobilisation s'est poursuivie en juin. Reçue par Anne CLERC, nouvelle déléguée interministérielle à la forêt, au bois et à ses usages, la Fédération a porté plusieurs dossiers structurants : l'avenir des frais de garderie, le foncier forestier, la dématérialisation des procédures, ainsi que la création d'une cellule nationale d'anticipation face au défi climatique dédiée à la forêt et à la filière bois. L'écoute a été attentive ; nous attendons désormais des actes.
Quelques jours plus tard, les rencontres avec les cabinets des ministres de la Transition écologique et de l'Aménagement du territoire ont confirmé nos inquiétudes. Les difficultés budgétaires de l'État nourrissent la tentation de solliciter davantage les Communes forestières pour contribuer au financement de l'ONF.
C'est inacceptable !
Cette inquiétude est renforcée par la décision du 10 avril 2026, qui déclare inconstitutionnelles les dispositions permettant le prélèvement des frais de garderie. Cette décision fragilise une part significative du financement de l'ONF.
Nous restons mobilisés tout l'été et nous vous tiendrons informés des évolutions de la situation.
Philippe CANOT
Publié le 14/07/2026




